Alors que de nombreux territoires sont en quête d’attractivité, le pays d’Aix a connu, depuis le début des années 1960, une croissance exceptionnelle tant sur le plan économique que résidentiel. Cette dynamique, qui a été en partie alimentée par l’extérieur, a largement profité au pays d’Aix car elle a été source de richesses et d’emplois. Elle a aussi généré d’importants dysfonctionnements liés notamment à un développement peu planifié et fortement consommateur d’espace, souvent au détriment des espaces agricoles.
Aujourd’hui, le pays d’Aix est à l’heure des choix… Cela est d’autant plus vrai que le modèle à l’œuvre depuis plus de quarante ans basé sur une hyper-attractivité semble atteindre ses limites. Les phénomènes de saturation sont tels qu’ils questionnent sur la capacité du territoire à se développer sur des rythmes équivalents dans les prochaines années. La diffusion rapide et exponentielle de la « tache urbaine » sur longue période a atteint ses limites. Dans un contexte de foncier « rare » et donc cher, mais aussi d’espaces naturels et agricoles que tout le monde s’accorde à protéger, la question du mode de développement se pose. Pour le moment, celui-ci est (encore) performant et attractif… A long terme, ce modèle pourrait être remis en cause, tant pour les entreprises que pour les habitants.
Face à l’atteinte aux qualités originelles du territoire, sources d’attractivité (les paysages, l’accessibilité…), le projet de SCOT interroge d’abord sur le niveau de réponse, les «marges de manœuvre» envisageables. Peut-on, doit-on laisser ce processus se développer sans intervention (scénario «au fil de l’eau»), au risque de faire basculer irrémédiablement les fondamentaux du territoire ? …sinon, comment assurer un développement respectueux des «valeurs» du territoire ?
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